Super Vitamine D !

Les rôles de la Vitamine D sont prouvées et son efficacité dans la prévention et le traitement du Covid fait parler, on fait le point sur cette super vitamine.

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    Entrée en matières :

    La Vitamine D peut être synthétisée par notre corps ou apportée par l’alimentation.

    Il y a plusieurs limites à ceci.

    Il existe deux types de vitamine D: la vitamine D2 et la Vitamine D3. Elles subissent toutes deux des transformations pour être biologiquement actives dans l’organisme. On s’intéresse davantage à la D3 car elle est plus efficace pour maintenir un taux normal de vitamine D.

    1. La synthèse par notre organisme peut être diminuée par l’âge, un faible ensoleillement, un manque d’exposition cutanée, la pigmentation de la peau. En effet, notre peau a besoin d’une exposition suffisante aux rayons UVB pour permettre la transformation du cholestérol en vitamine D.
    2. Pour ce qui est des sources alimentaires, elles sont assez limitées. Il s’agit principalement des chairs de poissons gras.

    Quels sont ses rôles ?

    • Métabolismes phosphocalciques et osseux.

    Au niveau intestinal, elle augmente l’absorption intestinale du calcium et des phosphates.

    Au niveau du rein, elle augmente la réabsorption du calcium et des phosphates.

    Elle favorise ainsi la minéralisation du squelette. Elle est donc essentielle pour la croissance et la qualité de l’os.

    • Autres actions.

    Effets sur le muscle squelettique: agit sur la force musculaire, diminue le risque de chutes et fractures.

    Rôle antiviral, antiinfectieux.

    Rôle dans le système immunitaire: différenciation et métabolisme des cellules de l’immunité.

    Prévention probable des maladies auto-immunes.

    Stimule la synthèse et sécrétion d’insuline: effets bénéfiques en cas de diabète de type 2.

    Inhibe la prolifération cellulaire et stimule la différenciation cellulaire et l’apoptose diminuant ainsi le risque de cancers.

    Effets bénéfiques probables sur les troubles cognitifs de la personne âgée, effets protecteurs probables sur les maladies cardiovasculaires.

    Quelles sont les recommandations actuelles élaborées par l’ANSES

    On recommande de consommer 15 microgrammes par jour pour les adultes, hommes et femmes. Cette recommandation tient compte d’une élaboration cutanée nulle (pas d’exposition au soleil).

    Les recommandations pour les autres catégories de population sont en cours d’évaluation.

    Où la trouve-t-on ?

    Dans les poissons gras principalement. La première source de vitamine D est l’huile de foie de morue. Voici un tableau des sources principales.

    AlimentsQuantité de Vitamine D en ug (microgrammes)
    huile de foie de morue250
    foie de morue, cru100
    chinchard gras*48,5
    Hareng fumé22
    flétan, tilapia, truite saumonée, espadon20
    anguille, truite, pilchard, sardine15

    * Poisson des côtes portugaises, non menacé. C’est un poisson bon marché. Il se pêche à toutes les saisons. Aucune provenance est à éviter.

    Pour rappel, il est conseillé à la population française de consommer un poisson gras par semaine.

    Les recommandations et les valeurs sanguines optimales à nuancer

    Les apports en vitamine D et leurs synthèses étant très différents selon les populations, il paraît plus juste de s’intéresser aux valeurs sanguines de Vitamine D afin d’observer ou non des carences.

    Les valeurs de référence ont beaucoup évolué ces dernières années. Les définitions de l’insuffisance en vitamine D varient selon les institutions et sociétés savantes. La définition des valeurs de références n’est pas parfaitement consensuelle même si la tendance actuelle est de fixer le taux optimum de 25(OH)D à 75 nmol/L. 

    Etat des lieux de la situation aujourd’hui

    En France, selon l’étude nationale Nutrition Santé 2006-2007,  79 % des hommes et 81 % des femmes avaient une concentration sérique en 25(OH)D (vitamine D) inférieure à 75 nmol/L (seuil optimal). Pour 36 % des hommes et 49 % des femmes elle était inférieure à 50 nmol/L (déficit).

    Source HAS: Utilité clinique du dosage de la vitamine D, 2013.

    Comment atteindre ces recommandations ?

    En été, l’ensoleillement permet à notre organisme de synthétiser la vitamine D qui n’a pas été apportée par l’alimentation.

    En Hiver, il en est autrement. L’ensoleillement n’est pas suffisant pour permettre la synthèse de cette vitamine. Il faudrait donc que tous nos besoins soient couverts par l’alimentation.

    Pourtant, les sources alimentaires sont faibles. Seul le foie de morue et les poissons gras possède des concentrations intéressantes afin de répondre à nos besoins journaliers. Pourtant, il n’est pas conseillé de consommer du poisson gras tous les jours pour d’autres raisons de santé.

    Selon l’étude Inca 3, l’alimentation n’apporterait quotidiennement que 3,1 microgrammes par jour sur les 15 recommandés !

    Quelle complémentation ?

    Tout dépend de votre alimentation: est-elle riche en poissons gras ? Consommez-vous du foie de morue? Est-ce l’hiver ou l’été dans votre pays ?

    En hiver, en France, une supplémentation me paraît personnellement intéressante car il m’apparaît impossible de couvrir nos besoins seulement avec l’alimentation.

    La complémentation sous forme d’huile paraît la plus efficace mais toutes les complémentations paraissent bénéfiques. Vous pouvez en parler à votre médecin et lui demander conseil.

    Risques de surdosage

    Le « Food and Nutrition Board » aux USA a défini un taux limite supérieur d’ingestion de

    supplément de vitamine D sans danger d’hypercalcémie. Ce taux est de 10 000 UI/jour. Ce calcul

    est basé sur une méthode d’évaluation de risque et sur les différents comptes rendus de

    surdosages dans la littérature.

    Repérer une carence sur une ordonnance

    Sur votre bilan sanguin, il apparaîtra “dosage 25(OH)D ou 25-OH-vitamine D”.

    En France, on retiendra un taux sanguin optimal de 75 nmol/L. Votre médecin vous conseillera une supplémentation si ce taux n’est pas atteint.

    Unités et conversion

    Pour convertir le taux de vitamine D3 de ng/ml en nmol/l : multiplier par 2,5

    1 UI = 25 ng = 0,025 µg = 62.5 pmol

    400 UI = 10 µg = 25 nmol

    Doses utiles selon certaines instances de santé en France.

    La HAS n’a pas émis de recommandations spécifiques concernant les dosages de vitamine D. Toutefois, ils sont préconisés par d’autres instances. 

    • Supplémentation pour la prévention des chutes accidentelles chez la personne âgée. Recommandations émanant de la Société Française de Documentation et de Recherche en Médecine Générale (SFDRMG). Pas de nécessité de prouver la carence biologique.
    • Dosage de la vitamine D chez les transplantés rénaux à 3 mois et 1 an.
    • Dosages pour la prise en charge chirurgicale de l’obésité chez l’adulte.

    Recommandations dans d’autres pays

    Au Luxembourg, le Conseil scientifique recommande une supplémentation générale de tous les enfants,dès les premiers jours de vie et jusqu’à 18 ans, à raison de 400-500 UI/j (soit 10-12 g/j).

    Chez l’adulte, l’apport journalier recommandé de 18 à 65 ans varie entre de 400-800 UI/j (soit 10-20 µg/j). A partir de 65 ans, les apports conseillés atteignent 800-1500 UI/j (soit 65-100 µg/j). 

    Au Canada, les spécialistes de l’ostéoporose recommandent une supplémentation systématique, comprise entre 400 et 1000 UI par jour de vitamine D, sans bilan biologique préalable.

    La HAS souligne que les recommandations d’autres pays ne sont pas homogènes du fait de différents paramètres pris en compte: pigmentation de la peau, exposition au soleil, latitude, importance des rayons UVB en hiver, …

    Source : https://conseil-scientifique.public.lu/dam-assets/publications/examens-laboratoire/vitamine-d-long.pdf

    Conclusion sur mes recommandations

    Durant l’hiver, les carences sont fréquentes (environ 80% de la population française adulte) et le risque de surdosage est extrêmement faible. Je conseille donc une supplémentation autour de 600- 1000 UI soit entre 15 et 25 microgrammes par jour en hiver, d’octobre à avril. Cette supplémentation se fera idéalement par gouttes, quotidiennement, lors d’un repas avec une source de lipides (gras). En effet, cette vitamine étant liposoluble (se mélange aux matières grasses), son absorption est facilitée en leurs présences.
    Vous pouvez en parler à votre médecin si cela peut rassurer votre choix.

    Pour plus d’informations concernant l’immunité, petit article ici.

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